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A l'horizon

  • Informer sur les cas de harcèlement

    Lors du dernier tournoi de tennis de Roland-Garros, les téléspectateurs d’une chaîne de sports ont pu assister à une séquence qui a créé un certain malaise. Une journaliste essaie d’interviewer un tennisman français, alors que celui-ci tente de l’embrasser à plusieurs reprises, face à la caméra. Ce harcèlement caractérisé est condamnable. Est également condamnable ici le silence des commentateurs en studio qui ne sont pas intervenus pour y mettre un terme. Ce comportement a été largement déploré par les internautes. Un présentateur d’une autre chaîne a même cherché à minimiser le harcèlement en prétendant que le tennisman avait sans doute bu quelques verres de trop avant l’interview. Etonnante supposition, en guise d’explication, alors que le respect des faits et de la dignité des personnes sont des principes forts de la déontologie du journalisme. La dénonciation du harcèlement sexuel d’abord sur les réseaux sociaux puis dans de nombreuses enquêtes journalistiques fait partie des faits marquants de l’année 2017. Les journalistes en ont rendu compte de diverses manières. Ils ont notamment relayé des cas concrets de dénonciation. La célébrité des accusés a souvent été le déclencheur de la publicité. Ce critère était-il le bon ? Il participe à l’évaluation de l’intérêt du public pour l’information. Dans tous les cas il est important que les journalistes s’appuient sur des faits, le dépôt d’une plainte devant la justice, le sérieux des accusations. Il est important aussi, tant que l’affaire n’est pas jugée, que les deux parties puissent exprimer leur point de vue, afin de respecter tant la parole des victimes que la présomption d’innocence, et que l’article n’incrimine pas à charge. Nous avons été saisis notamment d’un article paru sur le site d’un journal local qui reprenait un message écrit par une femme sur Facebook. Elle y accusait nommément un homme de l’avoir violée plusieurs fois après l’avoir droguée. L’article exposait son récit et confirmait le dépôt d’une plainte, il publiait aussi un lien vers la page Facebook de la femme ce qui conduisait à publier le nom de celui qu’elle accusait. Le journal a pris soin par la suite de retirer ce lien. La mise en cause d’une personne dans ce cas comme dans d’autres doit être circonstanciée et mesurée.

  • Mon vol en avion de chasse

    Il y a quelques jours, j'ai accompli un vieux rêve : j'ai exécuté un vol en avion de chasse. Je ne pense pas qu'on puisse vraiment décrire un tel vol, et je dois dire que j'ai pas mal hésité avant d'écrire un article sur le sujet. Mais après tout, si je ne fais pas part d'une expérience comme celle-là, ce blog n'a plus vraiment de sens. Lundi dernier, donc, je suis allé à l'aéroclub pour y accomplir mon vol. Si vous avez en tête une image grandiose, genre L'étoffe des héros, je vais vous décevoir. Le vol ne s'est pas fait sur un F-16, mais sur un Fouga Magister (l'ancien appareil de la Patrouille de France) : un avion conçu pour la voltige, certes, mais qui n'a en aucun cas le look d'un avion de chasse (il a des couleurs bien flashy). Mais une fois qu'on se retrouve à l'intérieur, on ne fait plus la différence avec un avion de combat. Si le vol a commencé plutôt doucement, je dois dire qu'il faut avoir le coeur bien accroché pour effectuer un tel vol (d'ailleurs, il faut une attestation médicale pour pouvoir le faire). Car si c'est plutôt tranquille au début, le vol devient tout autre quand commence la phase de voltige ! J'ai compris la frénésie de la chose dès la première figure, quand je me suis retrouvé pressé contre mon siège en raison de la vitesse. La pression corporelle est colossale ! On doit encaisser 4,5 G dans certaines figures et le poids se voit alors multiplié d'autant ! On doit même se contracter autant que possible pour éviter le blackout ! Bon, j'ai bien conscience que, présenté ainsi, ça s'apparente davantage à un supplice, mais c'est en fait une sensation extraordinaire. Le plus brutal, en fin de compte, reste de basculer des G positifs aux négatifs en permanence. Ca, on peut dire que ça remue carrément. Je sentais mon estomac descendre et remonter sans cesse. Ce qui, bien sûr, n'est pas le meilleur moyen de conserver son déjeuner en place. Et même si j'ai aimé cette expérience, j'ai été content quand ça s'est arrêté et que nous avons pris le chemin du retour. A la descente de l'appareil, j'étais blanc comme un cachet d'aspirine, mais j'étais heureux comme un pape. Je ne risque pas d'oublier ce vol en avion de chasse avant longtemps ! Plus d'information est disponible sur le site de l'agence organisatrice de ce vol en avion de chasse. Suivez le lien.

  • Lève les yeux

    On ne regarde plus vers l'horizon. On a les yeux rivés sur l'écran de son smartphone. On a l'attention rivée sur l'immédiateté du flux d'informations. L'on ne prend plus de recul. L'on se contente de suivre le flux. 

    Et cela a des conséquences. Un Donald Trump aurait-il été élu si les gens avaient pris la peine de regarder plus loin que les provocations ? Trump lui-même n'espérait pas (et ne voulait pas) être élu : il a été le premier surpris par la capacité des gens à ne pas voir l'évidence.

    Il est plus que temps de tourner à nouveau notre regard vers l'horizon, pour voir les conséquences de nos actes à moyen et long terme. 

    Bienvenus sur mon blog. Je m'appelle Matthieu C., et je partage ici avec vous mes réflexions sur l'actualité d'aujourd'hui et de demain.