Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

A l'horizon

  • Les collègues et la cuisine à Dublin

    L'entreprise pour laquelle je bosse manque souvent d'efficacité et cela a tendance à sérieusement m'exaspérer. Pour autant, je dois lui reconnaître ceci : elle est efficace quand il s'agit de rebooster la motivation de ses collaborateurs. Elle met souvent en place des actions, et notamment des incentives qui permettent aux salariés de se retrouver dans un contexte différent. Dernièrement, la direction nous a ainsi proposé de devenir des chefs cuistots dans le cadre d'un incentive culinaire à Dublin. Ce n'est pas la première fois que j'assiste à une activité gastronomique de ce genre, mais j'apprécie toujours autant. Ce qui est pour le moins singulier, car au quotidien, cuisiner est pour moi une corvée. Mais curieusement, dans le cadre de ce genre d'animation, je suis soudain mieux disposé. C'est que cuisiner chez soi ou entre collègues est loin d'être la même chose. D'abord, cela permet de discuter avec de nouvelles personnes avec lesquelles on a peu l'habitude d'échanger. Le fait de cuisiner facilite grandement cet échange, vu qu'on se retrouve en groupe autour d’une table pour préparer plusieurs plats. Ensuite, le fait de cuisiner permet d'échanger dans un environnement détendu, loin des tensions du bureau. Ce qui est, là aussi, un sérieux avantage. D'autant que lorsqu'on cuisine, la hiérarchie est soudain remplacée par autre chose. En effet, sur le plan de travail, les qualités de chacun n’ont pas de lien avec la place hiérarchique qu'occupe chacun au sein de la société : des salariés lambda peuvent donc y délivrer leur savoir-faire face à des directeurs haut gradés qui n'en mènent souvent pas large. Ce type de situation contribue pour une bonne part à entretenir l'esprit d'équipe. Et quand vient le moment de déguster les plats préparés avec amour, l'atelier se change en un grand repas dont on profite d'autant plus qu'on a trimé pendant des heures en cuisine. D'une certaine manière, cela contribue à faire de la dégustation un moment de encore plus convivial, et là aussi propice aux échanges. De tous les incentives que j'ai eu l'occasion de faire ces dernières années, je trouve que l'incentive culinaire est l'un des plus efficaces, pour souder une équipe et la rebooster. Les compétitions sportives ont évidemment leurs avantages, mais elles servent un but bien différent. Si vous voulez savoir ce qui était au menu de ce dernier incentive, je vous mets en lien l'agence qui s'est occupée de cet incentive! Pour plus d'informations, allez sur le site de de l'organisateur de l' incentive à Dublin et trouvez toutes les informations.

  • Une nouvelle approche de la lutte contre la pauvreté

    Dans la perspective de l’investissement social, la lutte contre la pauvreté est doublement centrale. Tout d’abord, le taux de pauvreté est un indicateur synthétique de l’efficacité de la protection sociale. La pauvreté est de plus en plus concentrée sur les enfants et les jeunes adultes d’une part, sur les familles monoparentales d’autre part : alors qu’en  2014 le taux de pauvreté de la population est, en France, de 14,1%, ceux des jeunes adultes (18-29 ans) et des enfants (moins de 18 ans) sont respectivement de 21,2% et 20,6%; celui des familles monoparentales est de 35,9%. Ces résultats contrastent avec la part de la richesse consacrée aux dépenses sociales. Le Danemark, qui a un taux de dépenses sociales rapporté à la richesse nationale équivalent à la France, parvient à réduire la pauvreté des deux tiers, contre une division par deux pour la France. Ensuite, en ce qui concerne le contenu des actions, l’investissement social met l’accent sur l’accompagnement. De ce point de vue, il se démarque de la stratégie dite «d’activation » de la protection sociale telle qu’elle est conduite dans de nombreux pays sous des modalités diverses. Ces politiques se sont souvent traduites par une responsabilisation des pauvres et une diminution, parfois drastique, de leurs droits sociaux. L’investissement social propose une correction de ces stratégies : il vise l’amélioration des qualifications pour lutter contre les effets de polarisation liés aux évolutions socioéconomiques et technologiques à l’œuvre et il repose sur le principe de l’articulation de la responsabilité des personnes avec l’accès à une sécurité économique garantie. La lutte contre la pauvreté nécessite de s’inscrire dans une perspective multidimensionnelle et de veiller à la cohérence de l’architecture institutionnelle. Pour compenser les disparités territoriales qui s’accroissent et pérenniser les formes d’accompagnement fragilisées par le financement des prestations légales, il est nécessaire de garantir un financement durable des prestations sociales. La formation doit être rendue accessible aux populations les plus démunies et les moins qualifiées, ce qui implique de mieux articuler les niveaux administratifs, notamment ceux de la région et du département, respectivement en charge de la formation et de l’accompagnement social.

  • Informer sur les cas de harcèlement

    Lors du dernier tournoi de tennis de Roland-Garros, les téléspectateurs d’une chaîne de sports ont pu assister à une séquence qui a créé un certain malaise. Une journaliste essaie d’interviewer un tennisman français, alors que celui-ci tente de l’embrasser à plusieurs reprises, face à la caméra. Ce harcèlement caractérisé est condamnable. Est également condamnable ici le silence des commentateurs en studio qui ne sont pas intervenus pour y mettre un terme. Ce comportement a été largement déploré par les internautes. Un présentateur d’une autre chaîne a même cherché à minimiser le harcèlement en prétendant que le tennisman avait sans doute bu quelques verres de trop avant l’interview. Etonnante supposition, en guise d’explication, alors que le respect des faits et de la dignité des personnes sont des principes forts de la déontologie du journalisme. La dénonciation du harcèlement sexuel d’abord sur les réseaux sociaux puis dans de nombreuses enquêtes journalistiques fait partie des faits marquants de l’année 2017. Les journalistes en ont rendu compte de diverses manières. Ils ont notamment relayé des cas concrets de dénonciation. La célébrité des accusés a souvent été le déclencheur de la publicité. Ce critère était-il le bon ? Il participe à l’évaluation de l’intérêt du public pour l’information. Dans tous les cas il est important que les journalistes s’appuient sur des faits, le dépôt d’une plainte devant la justice, le sérieux des accusations. Il est important aussi, tant que l’affaire n’est pas jugée, que les deux parties puissent exprimer leur point de vue, afin de respecter tant la parole des victimes que la présomption d’innocence, et que l’article n’incrimine pas à charge. Nous avons été saisis notamment d’un article paru sur le site d’un journal local qui reprenait un message écrit par une femme sur Facebook. Elle y accusait nommément un homme de l’avoir violée plusieurs fois après l’avoir droguée. L’article exposait son récit et confirmait le dépôt d’une plainte, il publiait aussi un lien vers la page Facebook de la femme ce qui conduisait à publier le nom de celui qu’elle accusait. Le journal a pris soin par la suite de retirer ce lien. La mise en cause d’une personne dans ce cas comme dans d’autres doit être circonstanciée et mesurée.